Critères à considérer pour faire son choix
On me demande souvent : « Sophie, donne-nous les critères clés pour décider ! » Évidemment, tout dépend du projet, de l’envergure et de la vision à plus long terme. Voici quelques éléments de réflexion :
Objectif et finalité du club
Si le club a pour vocation d’être principalement un espace d’échanges et d’entraide entre professionnels, sans réelle ambition de développement commercial, alors la structure associative s’impose comme une évidence. En revanche, si des prestations onéreuses sont prévues (formations, conférences, missions de conseil, etc.), si vous visez un chiffre d’affaires significatif, ou si vous comptez dégager des revenus pour rémunérer les dirigeants, le statut commercial peut être plus adapté.
Financement et subventions
Une association peut prétendre plus facilement à des subventions publiques ou à du mécénat d’entreprises. Elle peut également recevoir des dons de particuliers. En revanche, une entreprise (SAS, SARL, etc.) peut avoir un accès plus direct aux banques, aux financements du secteur privé (capitaux d’investisseurs), ou développer des partenariats plus commerciaux. Cela dit, il existe aujourd’hui des formes hybrides : certaines sociétés commerciales réussissent à obtenir des subventions, notamment dans le cadre d’appels à projets liés à l’innovation ou à l’économie sociale et solidaire.
Pilotage et gouvernance
Le mode décisionnel dans une association est généralement plus collaboratif et moins hiérarchique : chaque membre dispose d’une voix lors des assemblées générales, même si des nuances existent selon la taille et la structuration du bureau. Au contraire, dans une SAS, les décisions sont prises par les associés actionnaires, qui peuvent détenir des parts de la société de manière inégale. Cela peut influencer la culture du club : plus horizontale pour l’association, plus verticalisée pour la société.
Responsabilité des dirigeants
Dans une association, sauf faute de gestion caractérisée, la responsabilité des dirigeants reste limitée. Au sein d’une SARL ou d’une SAS, la responsabilité est en principe circonscrite au montant des apports (sauf cas de faute de gestion grave). Il convient toutefois de s’informer précisément auprès d’un conseiller, car l’implication juridique peut varier selon les actes de gestion.
Impôts, charges et formalités
Une association peut être exonérée de l’impôt sur les sociétés et de la TVA si elle exerce une activité non lucrative. Dans le cadre d’une société, vous devrez payer l’is, la tva et potentiellement la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) dès que certaines conditions de chiffre d’affaires sont atteintes. Sur un plan comptable, l’association peut tenir sa comptabilité plus simplement (du moins, si elle reste de taille modeste), alors qu’une société est soumise à des obligations comptables complètes et à une fiscalité plus poussée.